Adéquation formation et besoins du RSSS

Josée Doyon, directrice générale adjointe, Direction générale du personnel réseau et ministériel, Ministère de la Santé et des Services sociaux

Depuis près de deux décennies, le MSSS fait de la planification de la main-d’œuvre (PMO) dans le réseau de la santé et des services sociaux (RSSS) l’un de ses axes stratégiques pour répondre à la mission du ministère, et ce, dans un contexte de rareté de main-d’œuvre. La Loi sur les services de santé et les services sociaux la prévoit dans ses articles 231 et 431,6 ainsi que la planification stratégique du MSSS 2015-2020 dans l’axe Mobilisation du personnel visant entre autres à « Favoriser la disponibilité et l’utilisation optimale de la main-d’œuvre ».

L’adéquation formation et besoins du RSSS est considéré comme l’un des principaux défis à relever en matière de PMO en vue de répondre adéquatement aux besoins du RSSS. Compte tenu de la diversité des emplois dans un réseau comptant plus de 260 000 employés, il n’est pas difficile de démontrer que les relations entre formation et besoins du RSSS revêtent un caractère pluriel et multidimensionnel. Les travaux du MSSS sur l’adéquation formation et besoins du RSSS abordent la question sous deux angles différents : l’aspect quantitatif (qui renvoie à la recherche d’un équilibre entre l’offre et la demande de main-d’œuvre) et l’aspect qualitatif (qui se concentre davantage sur le profil des compétences, formation initiale et continue et les activités de travail).

Les jeunes d’aujourd’hui dans le monde

 

Marie-Eve Blackburn, chercheure à ÉCOBES – Recherche et transfert et cotitulaire de la chaire VISAJ
Michaël Gaudreault, enseignant-chercheur à ÉCOBES – Recherche et transfert

 

 

 

 

 

 

 

 

Coauteur de la présentation : Marco Gaudreault, chercheur à ÉCOBES – Recherche et transfert

Comment les événements qui ont marqué la vie des jeunes d’aujourd’hui ont-ils pu transformer leur façon de penser? Les jeunes issus de la génération Z se distinguent de leurs prédécesseurs sur plusieurs aspects, dont leur vision de la famille, de l’implication sociale, de leur utilisation des technologies, mais également par le rapport qu’ils entretiennent avec l’école et le travail.

Cette conférence cherchera à démystifier les caractéristiques de la nouvelle génération de même qu’à présenter leurs aspirations scolaires et professionnelles, en mettant l’accent sur le domaine de la santé et des services sociaux.

Le rôle des universités dans la formation des gestionnaires et des professionnels

Guy Laforest, directeur général, École nationale d’administration publique

C’est avec un regard tourné vers l’avenir que monsieur Guy Laforest, directeur général de l’ENAP, abordera l’importance de la formation créditée en santé et en services sociaux. Il détaillera le rôle des universités dans la formation des gestionnaires et des professionnels du secteur de la santé, aux prises avec les enjeux actuels : vieillissement de la population, nouvelles technologies, reddition de compte, gestion du changement et plus encore.

Les commissions scolaires, des partenaires incontournables

Alain Fortier, président de la Fédération des commissions scolaires du Québec

Les commissions scolaires ont de nombreuses solutions pour répondre aux besoins de main-d’œuvre : modèles pédagogiques innovants menant à l’obtention d’un diplôme d’études professionnelles, programmes d’attestation d’études professionnelles développés pour répondre à des besoins spécifiques du marché du travail ou encore formation sur mesure offerte aux travailleurs par leurs services aux entreprises. Elles savent faire preuve d’originalité et de souplesse pour s’adapter à la réalité des employés et des employeurs. Appuyé de quelques exemples, le président de la FCSQ souhaite démontrer que les commissions scolaires sont des partenaires incontournables de l’adéquation formation-emploi dans le milieu de la santé et des services et des sociaux.

Défis et enjeux de la main-d’oeuvre qualifiée

Bernard Tremblay, président-directeur général de la Fédération des cégeps

Bernard Tremblay, président-directeur général de la Fédération des cégeps, exposera les défis et les enjeux pour répondre aux besoins de la main-d’œuvre qualifiée, surtout dans le domaine de la santé et des services sociaux où les employeurs sont toujours à la recherche de talents. Le Québec, comme plusieurs pays de l’OCDE, fait face au  vieillissement de la population mais,  en plus, vit une période économique favorable de plein emploi. Les 48 cégeps, répartis sur tout le territoire, font partie de la solution. La valorisation de l’enseignement supérieur, la régionalisation de l’immigration, le retour au cégep de jeunes adultes,  la formation continue tout au long de la vie s’inscrivent dans la vision des cégeps. Encore faut-il qu’elle soit partagée par l’ensemble des autres acteurs socio-économiques.

Ayons de l’ambition !